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Chauffage au bois bûche, les conditions de sa performance

Poêle à bois étanche Supra

En ce début d’année 2018, l’Association ASDER a sorti un dossier spécial sur le chauffage domestique au bois, un mode de chauffage utilisé aujourd’hui en France par près de 6 millions de logements (soit 18 % des foyers). Une grande majorité de ces installations est constituée d’appareils indépendants au bois bûche principalement utilisés en chauffage d’appoint (85%). Néanmoins les poêles à bûches peuvent aussi bien être adaptés dans le neuf qu’en rénovation et convenir parfaitement en chauffage principal (15 % des logements aujourd’hui). De plus le bois bûche est économique avec un coût moyen d’environ 4cts €/kWh. Pourtant, ce système est régulièrement épinglé principalement pour son impact en terme d’émissions de particules fines. Le dossier réalisé par l’ASDER est là pour tordre le cou à quelques idées reçues tout en apportant des conseils pratiques pour rendre ce mode de chauffage à la fois écologique et performant.

Alors comment choisir un appareil performant et respectueux de l’environnement et des personnes ?

1°- Choisir un appareil flamme verte 7 étoiles ou équivalent

Il existe de nombreux types de poêles ou inserts : poêle de masse, en acier ou en fonte.

Pour choisir un appareil performant, au bon rendement et aux émissions de particules très faibles, il faut choisir un poêle flamme verte 7 étoiles. Ce label de qualité a été mis en place avec le concours de l’ADEME avec une charte exigeante en termes de rendement énergétique et d’émissions polluantes.

2°- Un appareil étanche, bien dimensionné, adapté au besoin de l’utilisateur

Un bon dimensionnement de l’appareil est crucial. En effet, sous dimensionné, il ne permettra pas de chauffer convenablement et surdimensionné, il obligera à être utilisé en mode de combustion réduite, ce qui occasionnera un rendement médiocre et des émissions de particules plus importantes.

Un poêle étanche garantit à la fois une meilleure qualité de l’air intérieur, un meilleur rendement et une absence de courant d’air dans le logement puisque l’air nécessaire à la combustion est amené par une arrivée spécifique. Ce type de matériel est d’ailleurs totalement adapté aux logements neuf dont il préserve l’étanchéité à l’air.

3°- Choisir un bois sec, de qualité

Quel combustible utiliser en système à alimentation manuelle ? Pour une combustion optimisée, il convient de brûler un bois dur (hêtre, charme, chêne) dont le taux d’humidité est inférieur à 20 % si possible fendu et de longueur n’excédant pas 33 cm.

4°- Bien utiliser son appareil

L’allumage par le haut qui n’apparait pas très intuitif permet néanmoins un allumage limitant les fumées et les émissions de polluants ainsi que l’encrassement du conduit de fumée (Cf video de démonstration sur www.franceboisbuche.com). Il permettra au foyer de monter en température rapidement sans ouverture ce qui favorisera une bonne combustion.

Toujours pour une bonne combustion, il ne faut pas trop limiter les apports d’air et donc éviter le « ralenti ou feu couvé ».

Lors du rechargement, une fois la disparition des dernières flammes, on peut alors remettre mais rapidement – afin de ne pas abaisser la température du foyer – une
bûche sur le lit de braise.

>> Retrouver l’ensemble de ces informations avec encore plus de détail dans le dossier ASDER bois bûches de janvier 2018




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