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Baisse de MaPrimeRénov’ uniquement sur le bois-énergie : qui en France veut la mort du chauffage au bois ?

Appel des constructeurs et distributeurs de chaudières bois performantes pour des forfaits MaPrimeRénov’ cohérents et équitables.

Thomas Perrissin, Vice-Président du Syndicat Français des Chaudiéristes Biomasse : « Droit dans les yeux, qui en France veut la mort du chauffage au bois ?

L’ANAH, l’agence nationale de l’habitat en France, a annoncé le 7 décembre 2023 « des aides financières plus importantes pour accélérer les rénovations de qualité » et « pour accélérer dans la décarbonation des modes de chauffage ». Et en même temps que l’annonce d’un budget en hausse, l’ANAH prévoit de diminuer de 30% ses aides à l’installation d’appareils de chauffage au bois au 1er avril 2024 ! Une baisse des aides dans 3 mois, uniquement sur le bois-énergie ! Les chaudières bois permettent une décarbonation du chauffage simple, rapide, économique, sans impact sur le réseau électrique. Aujourd’hui, plus de 90 % des installations de chaudières bois se font en remplacement d’une chaudière fioul ou gaz.

La filière bois représente plus 450 000 emplois, et si la filière bois-énergie ne pèse « que » 10% de ces emplois, elle est indispensable à l’équilibre de l’industrie de première transformation : éclaircies pour permettre d’accompagner la croissance des arbres sélectionnés pour le sciage, granulation de la sciure, broyage des branchages : sans la bonne valorisation de tous ces connexes, la filière de première transformation du bois française n’est pas compétitive.

Les combustibles bois, première source d’énergie renouvelable de France, image SFCB

Le choix de l’ANAH est contraire aux ambitions écologiques et industrielles de la France, le choix de l’ANAH est contraire à l’urgence à décarboner le chauffage, y compris en territoires ruraux et périurbains, très équipés encore en chaudières fioul et gaz citerne, le choix de l’ANAH est contraire à l’engagement de toute une filière qui a pris de gros risques pour répondre présent ces dernières années et permettre aux français de sortir des fossiles, le choix de l’ANAH est contraire aux orientations du GIEC qui conseillent de développer toutes les énergies décarbonées et renouvelables disponibles.

Après trois années COVID et post-COVID durant lesquelles les constructeurs ont pris de gros risques pour accompagner le marché dans un contexte d’approvisionnement difficile et de hausse des prix des matières premières, et avec un coup de frein brutal fin 2022, la filière est dans une situation difficile : gros investissement R&D et de production, stocks élevés de chaudières. Nous ne pourrons pas faire face à un nouveau ralentissement du marché en 2024.

En conséquence, les professionnels chaudiéristes biomasse appellent le Gouvernement et l’ANAH à reconsidérer leurs dispositifs d’accompagnement afin de rétablir cohérence et équité par le maintien des aides à l’installation des chaudières biomasses en 2024.

Thomas Perrissin, Vice-Président du Syndicat Français des Chaudiéristes Biomasse

Lire également de la part des poêliers et cheministes : Le gouvernement français va-t-il faire disparaitre le chauffage domestique au bois ?




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